yoyonel a écrit:
Je suis assez d'accord avec ce discours, preuve en est que les mots et leur sens ont leur importance (d'ailleurs attention au rôle de l'enseignant face à son public !!).
Ensuite, je tempère toujours tes réactions face aux ligues et à la fédération.
La Fédé est avide de ce genre de publicité !!
Une de mes connaissances qui anime une section pour les sourds et malentendants a plusieurs fois fait la une de leur site internet, a été reçu, écouté, entendu.
Il a de plus également fait passer des séquences sur France 3.
L'année dernière, j'appelle une ligue pour faire de la publicité à mon professeur qui venait faire un stage et tout de suite on me dit "oui, envoyez moi votre affiche on la fera diffuser, etc ..."
Mais n'oubliez pas, nous ne sommes pas la fédération de football, avec ses moyens !!
Comme je le disais précédemment, on peut toujours faire mieux, mais je suis relativement d'accord avec Coach et Shototai, animer un club, ou animer une tranche horaire, une section, c'est au niveau marketing la même histoire, il faut se bouger pour avoir des élèves, il faut se lancer.
A l'image de ton entreprise que tu viens de créer, tu n'attends tout de même pas que le Tribunal de Commerce te trouve des clients ?
Mais je n'étais pas en train d'enseigner justement...
En tous cas, je suis assez d'accord avec toi sur le fait d'enseigner avant le 3ème dan, mais ça tombe bien je me sens plutôt du coté du professeur de sport dont tu parles ! (Si si!

)
Pour en revenir à notre sujet d'emploi, j'ai sans doute été trop généraliste dans mes propos alors que je pensais à plus spécifique. En tous cas, en te lisant, je me suis rendue compte effectivement que je n’avais pas été claire ; je ne pensais pas particulièrement, ou seulement, à des « emplois » au sein de clubs courants ; lesquels j’en ai tout à fait conscience, ont du mal à déjà nourrir un professeur principal.
Je pensais particulièrement, justement, aux sujets que tu évoques plus tard : Insertion et handicap, médical et psy au sens très large. Enfin, pas seulement, mais aujourd’hui je restreindrai la conversation à cela, et j’ouvre un nouveau sujet par conséquent :
Emploi des BE pour les publics spécifiques
J’ai découvert le traitement de ces sujets par la fédé, par hasard, au cours de mes révisions. Aussi en lisant un unique entrefilet au sujet d’une femme pratiquante se déplaçant en hôpital, dans karaté magazine. A ce propos, je trouve qu’un sujet de ce genre mériterait beaucoup plus une page, que le sujet sur cette ex présentatrice du cinéma sur Canal+, que j’ai bien connue puisqu’elle était justement dans mon club. Que j’aime beaucoup par ailleurs, mais très franchement, qui est très, très, très, très loin du premier dan, pour ceux qui ont lu cet article. ... Mais bon.
Donc, mon truc, c’est d’éduquer et de montrer une des voies positives de la vie, via celle du karaté. Pour la petite histoire, puisqu’il faut être précise et que j’ai le tort d’utiliser des litotes et des sous-entendus que personne ne comprends (je ne parle pas de nos cas particuliers, cela m’arrive régulièrement), j’ai eu un début de vie adulte extrêmement difficile psychologiquement et médicalement, et pas simple ensuite. Je me suis toujours accrochée au sport comme à une planche de salut et je pense sincèrement que ça m’a sauvé la vie.
Le karaté, par sa dimension globale et sa « complétude » a achevé un très long travail d’évolution et de maturation (coté maturité, ça va aussi !), et si j’avais pu le découvrir plus tôt, ma vie aurait été… Très différente !
A ce propos, j’ai dans mon tiroir un CD d’une émission médicale de FR5, d’il y a 2 semaines, dans laquelle un sujet de quelques minutes a été tourné pendant une séance de mon club et dans lequel j’explique comment le karaté m’a aidé. C’est très court, protégé, donc utilisable uniquement par morceau, mais si cela intéresse la fédé, je ne demande qu’à le montrer.
Pour en revenir au sujet qui nous occupe, aussi me suis-je trouvée bien dépourvue, quand mon BE fut venu, de ne pas savoir où aller avec ma bonne volonté et surtout ma longue expérience de « la survie grâce au(x) sport(s) ».
-- Mais, me suis-je dit, où donc une association d’aide aux autistes, anorexiques, drogués, petits bandits récidivistes, hyper actifs, et autres non insérés, en plus des handicaps classiques, pourrait-elle s’adresser si ce n’est à la fédé pour trouver des gens comme moi ? Et comment ferais-je moi pour les trouver ?
Tout ça toujours avec une vie déjà bien occupée
Voila d’où partaient mes récriminations en fait. J’étais loin de l’idée d’une ANPE dédiée karaté, mais encore une fois d’un réseau de communication, plutôt proche des réseaux professionnels spécialisés : La CCI ne me cherchera jamais de clients, mais la fédération nationale des agents commerciaux organisent des événements où les gens se rencontrent.
Pour soulager un peu la fédé du poids que je fais poser sur elle, là où je suis complètement d’accord, c’est qu’il y aussi les ligues et mêmes les clubs qui ont une énorme part de responsabilité. Donc les profs. Qui ne font certainement pas tous redescendre les informations.
C’est bien simple, au sein du mien de club, pendant des années je ne savais même pas de quelle ligue je dépendais. Ni même qu’il en existait une. Quant aux actions de la fédé, je n'en parle même pas.
Donc il y a un problème de communication vers les non-initiés (les non membres du sérail, les non - profs, les non – DIF, les non compétiteurs). Du haut vers les bas. Le problème est peut-être situé aux étages intermédiaires, mais qui va faire avancer le schmilblick !
Evidemment, le manque de moyen est une raison. Un mailing général ou une campagne de pub nationale coûte cher. Après, il faut savoir où se trouvent les priorités, la compétition, le sport tout public, ou ?
Et j’imagine que des directives ministérielles peuvent être contradictoires. Je ne connais pas assez le problème pour juger.
Je m’arrête là, parce que si je continue je vais remonter jusqu’au problème de l’organisation du sport en France, en passant par le sport dans les programmes scolaires élémentaires.
Mais n'empêche que...
Cordialement