Fiches péda VAE

Les diplômes d'enseignement de la FF-Karaté et les Brevets d'état d'éducateurs sportifs 1er et 2ème degré : : Questions, aide et soutien.

Fiches péda VAE

Messagede shoto28 le Lun 1 Déc 2008 21:51

:14: Est il possible à des impétrants du BEES par la VAE ayant été reçus de mettre en ligne en réponse à ce post leurs fiches intégrales - péda - réglementation - " autres" acceptées par Saint Mandé( anonymes évidemment) - Juste pour mieux comprendre la psyché des jurys qui ont donné un BEES à quelqu'un qui ne sait pas lire ni écrire ( non je ne balancerai pas même sous la torture) et refusé à un titulaire d'une licence de lettres fondateur de cinq clubs affiliés et treize années d'enseignement en solo le précieux bout de papier qui permet dans les faits juste une petite rémunération complémentaire dans une époque ou on aime pas les vieux! :?
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Re: Fiches péda VAE

Messagede forma le Lun 1 Déc 2008 23:02

Sais-tu si tu as obtenu certaines uv?

Si je retrouve mon dossier, je te le mettrais en ligne. Mais je crois qu'il faudrait que tu mettes en ligne ici sur le forum les documents de ta VAE sous forme de sujets pour que l'on puisse travailler dessus. (Je l'ai déjà fais pour la péda BEES2 et dossier de stage d'un candidat)

Cordialement

PS : Impossible d'ouvrir les documents que tu m'as envoyé (format open office)
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Re: Fiches péda VAE

Messagede shoto28 le Mar 2 Déc 2008 06:48

:oops: Non ils ont TOUT refusé, sauf mon tronc commun qu'ils n'ont pas pu invalider, mais je suis sûr que s'ils avaient trouvé la faille juridique ils l'auraient fait. Par exemple, la partie générale épreuve A ou j'avais obtenu un 15/20 pour l'écrit à Limoges en 1998, pondérée à 12/20 parce que j'avais à l'époque buté à l'épreuve orale de règlementation sur une confusion du terme " compétition technique" j(avais eu un 17/20 à la partie écrite de règlementation) et considéré comme "acquis définitif" ne m'a pas été attribué, je dois donc AUSSI repasser cette épreuve si j'ai tout compris. Je vais finir par croire qu'il y a des consignes données, d'autant plus que l'épreuve VAE n'est pas anonyme puisque les jurys ont le nom et le trombinoscope....1 mois avant, ce qui leur permet de prendre des renseignements là ou ils ne devraient pas les prendre. Par exemple un président de ligue ( également président de mon département, également président de club, également professeur bees1 rémunéré, également intervenant école des cadres, également organisateur de compétitions privées qu'il fait inscrire au calendrier départemental et refuse aux autres clubs- qui place ses propres élèves dans les autres clubs et fait la promotion de sa famille pour des stages payants) et qui met un point d'honneur à marcher à côté des lignes, fait des promesses qu'il ne tient pas, et nuit aux gens en utilisant ses relations et sa position. Je pense par exemple aussi et c'est très vexant qu'ils m'ont pris pour un affabulateur sur la durée et le nombre des expériences rapportées - Cela doit être dû au fait que même si la DRJS d'Orléans m'a validé mes heures réglementaires sur 1 club, une de mes fiches péda par exemple relate 7 années d'enseignement ( 1993-2000) dans un club que j'ai fondé, dirigé, fait équiper de tapis règlementaires, développé ( + de 60 licenciés à l'époque), qui existe toujours mais dont l'actuel président a refusé de me faire l'attestation d'exercice nécessaire. Et malgré les coupures de presse, attestations de pratiquants etc. Il n'y a aucun moyen de coercition, c'est comme les documents qui doivent être remis aux salariés dans les entreprises, rien n'oblige l'employeur dans les faits.

Contenu de la fiche péda 1 relatant l'expérience du club de Pontgouin:

Partie péda fiche 1:

En avril 1993, sur les conseils d'un collègue professeur du Lycée Violette à Dreux pour lequel j'enseignais l'anglais à temps plein en temps que maitre auxiliaire, j'ai créé le GKDS à Pontgouin.( Gonipontan karaté do shotokai,) J'y ai exercé en qualité de professeur jusqu'en juin 2000 et occupé la majeure partie du temps, les rôles normalement dévolus aux représentants associatifs. Ceci dit, évacuons le prof qui montre et l'élève qui répète, j'ai enseigné de cette façon les deux premières années avant l'obtention du DIF et le stage résidentiel au Creps de Montry sous la direction de Gérard Chemama en 1997 pour exposer la façon dont je fonctionne aujourd'hui.

Dès le début d'un de mes cours, je demande à mes élèves enfants de venir s'asseoir devant moi en tailleur et je leur demande de bien m'écouter sans me quitter des yeux. Moi debout eux assis, cela me permet de les voir tous. Je suis bref sur la quantité de consignes que je leur donne (LESQUELS?), car je sais par expérience(C'EST AU JURY D'EN DECIDAIT)
que leur attention est limitée. J'ai remarqué que l'élève apprenant ( les enfants de six à douze ans de mon deuxième cours) faisait plus d'acquisition quand il était mis dans une situation d'opposition ludique ou quand il avait un objet à sa disposition ( bouteille plastique à percuter) qu'à répéter des gestes vides de signification dans le vide et en dehors d'une situation d'opposition.
Par exemple quand je me lance dans l'enseignement de mae geri, coup de pied droit niveau moyen façon football sans insister sur aucun critère technique précis , je commence par donner comme consigne: «  frapper la bouteille avec le dessus du pied » la bouteille est tenue à plat horizontalement par un camarade qui se tient en face de lui.. La consigne de sécurité étant « toucher la bouteille sans toucher le camarade. » Ce premier exercice leur permet de prendre un repère visuel ( la bouteille) de réfléchir à la façon de l'atteindre, de maitriser un déséquilibre ( prendre appui sur une seule jambe n'est pas évident) et de réaliser avec succès la consigne donnée dans un temps qui est le temps de l'élève et non celui du prof.
Ainsi donc il n'y a pas d'anticipation affective qui perturbe les capacités intrinsèques de l'élève dans la réalisation des consignes données comme c'est le cas lorsque c'est le prof qui donne le départ de la réalisation de l'action demandée ( gorei) .


Pour enseigner mawashi geri, je change tout simplement le sens de la bouteille plastique. Je demande à l'élève qui tient la bouteille de la tenir verticalement, une main au dessus une autre au dessous à plat. Et je donne la même consigne: «  toucher la bouteille sans toucher le camarade » Evidemment ce n'est qu'une partie des critères de réalisation de mae geri ke-age et de kubi mawashi geri. ( des frappes droites et circulaires avec le dessus du pied et non le dessous comme dans mae geri kekomi – soit koshi : le bol du pied qui vient en contact avec l'objet percuté).

Puis, quand les élèves se sont bien familiarisé avec la situation, quand je constate qu'il y a moins de plaisir à l'exercice parce qu'ils le maitrisent bien
Forma a écrit:QUELS CRITERES OBSERVABLES POUR ARRIVER A CE CONSTAT?
, je rajoute un obstacle pour permettre l'élévation du genou avant la percussion. Je place un jalon tubulaire en plastique rouge monté sur deux cônes à trous disposé horizontalement que j' interpose entre la bouteille cible et l'exécutant de l'action, le porteur de la bouteille cible étant situé en face de l'exécutant. Cette nouvelle situation plus complexe en termes de repères pour l'élève matérialise une progression des apprentissages ( nouvel élément et nouvelle contrainte ajoutée) Plus tard j'ai appris que ce type de méthode était un apprentissage par induction, c'est à dire que l'élève était conduit par la situation et l'aménagement de l'environnement matériel à produire un certain type de conduite motrice avec succès.

Forma a écrit:QUELS REPONSES DES ELEVES OBSERVES-TU DANS LES SITUATIONS PRECEDENTES QUI TE FONT DIRE : "quand les élèves se sont bien familiarisé avec la situation, quand je constate qu'il y a moins de plaisir à l'exercice parce qu'ils le maitrisent bien"



Lors des séquences suivantes, j'ai pu constater que les élèves étaient capables de réaliser correctement sans déséquilibre et avec une forme correcte, le coup de pied droit et le coup de pied circulaire. J'ai dans une séquence remplacé les bouteilles plastiques par des morceaux de ceinture de couleur en donnant les mêmes consignes et en supprimant l'obstacle. A la différence de la bouteille qui est éjectée des mains du partenaire et ne retient pas la force du mouvement, le morceau de ceinture retient et arrête le coup de pied ou plutôt le freine.
Les élèves sont un peu désorientés (et c'est ce que je veux) par l'absence de rigidité de l'obstacle à percuter. L'équilibre et sa gestion est aussi différent dans cette nouvelle situation, mais les élèves le maitrisent rapidement.

Mon idée de fond, ou l'objectif de cet exercice est d'introduire la notion de frappe et de contrôle de cette frappe. J'ai d'abord donné comme consigne: «  frapper avec le dessus du pied sans toucher les mains du camarade » puis j'ai modifié la consigne en «  toucher avec le dessus du pied sans toucher les mains du camarades » Je laisse l'élève prendre le temps de gérer la quantité de force qu'il doit utiliser tout en surveillant du coin de l'oeil.

Dans une autre séquence j'introduis les frappes droites et circulaires avec le dessous du pied. J'utilise des sacs de frappe remplis de chiffons suspendus et des obstacles constitués de jalons montés sur cônes interposés, le sac suspendu au centre du dojo est entouré sur quatre côtés par quatre obstacles, les élèves ont le choix du placement ( gauche droite devant derrière) (le sac permet également l'utilisation de la force et cumule les avantages d'un repère fixe visuel permettant l'auto- placement de l'exécutant et sa prise d'équilibre, mais aussi un élément mobile désorganisant dès lors qu'il est frappé et se met en mouvement).

D'abord je donne comme consigne «  on frappe comme on veut », donc les élèves frappent à 90% avec le dessus du pied et se prennent vite au sérieux, puis je leur demande de frapper «  seulement avec le dessous du pied » puis « une fois sur deux avec le dessus et une fois sur deux avec le dessous » J'ai bien sûr d'autres variantes avec des composantes comme la vitesse: je donne alors comme consigne «  frapper le maximum de coups de pied en une minute » un élève compte l'autre frappe puis l'inverse. , ou l'élévation du genou au niveau le plus haut dans des buts d'introduction à la tactique en combat: faire croire à un mae geri et le transformer au dernier moment en mawashi geri, l'adversaire n'ayant pas le temps de modifier une garde. Je demande alors  «  donner une fois sur deux un coup de pied droit et l'autre fois un coup de pied circulaire » L'élève se trompe souvent: il exécute deux maegeri ou deux mawashi ou bien le mawashi avant le mae geri ou mieux et c'est le résultat que je vise: il entame la trajectoire de mae geri et finit en mawashi.

J'ai pu vérifier la réalisation de cet objectif lors de championnats départementaux ou plusieurs de mes élèves ont marqué Ippon sur cette technique.

Plus tard j'ai construit un autre exercice de coups de pied sur cibles rondes en mousse de couleur montées en fixe sur la ceinture ( au lieu de les tenir comme des pattes d'ours, puisque l'élève enfant a plutôt tendance à dévier l'objet de son usage spécifique et lui donner une localisation spatiale erronée par rapport à la consigne donnée) avec des consignes pour le porteur de cible, position fixe, puis déplacement entre chaque frappe, puis enfin en aléatoire. Si ce type d'enseignement dit pédagogie par induction ( quand j'aménage l'environnement matériel pour produire un résultat escompté) fonctionne facilement pour l'apprentissage de techniques simples, autant pour les publics enfants que pour les débutants adultes peu sportifs, qui assistaient à mes cours, il en va tout autrement de gestes de parades comme les kata en contiennent tant.

L'exemple de shuto uke( littéralement défense avec le tranchant de la main) soit main ouverte dans un geste armé à l'épaule opposée et balayant la surface devant soi en direction de l'extérieur est plutôt parlant. . Dans ce geste l'autre main, celle qui n'exécute pas shuto uke, est censée être ouverte et protéger en déviant l'attaque avant la réalisation de la défense propre ie shuto uke) Dans le vide son exécution par un adulte n'est pas évidente alors pour un enfant de moins de huit ans non latéralisé ( ne différenciant pas avec certitude sa droite de sa gauche) cela devient mission impossible. Les mains se croisent et se décroisent dans tous les sens possibles mais pas dans le sens accepté de réalisation correcte de la technique. J'ai donc essayé de l'enseigner à partir d'une erreur attendue: les mains qui se croisent accidentellement à partir d'une situation ou elles ne doivent pas se croiser. Et j'ai pris comme exercice, une situation de self défense consistant à saisir d'une main le poignet, de l'autre le coude d'un agresseur supposé tentant de vous attraper par le revers de votre kimono.( dans le but de l'immobiliser en bloquant les deux articulations saisies dans le sens contraire à leur fonctionnement normal) L' élève devant gérer trop de paramètres à la fois, ( vitesse d'exécution - trajectoire - moment du déclenchement de l'action, sens de la double saisie, droite ou gauche ?) croisait immanquablement les mains, en ratant sa prise... et exécutant la technique shuto uke avec tous ses critères de réalisation technique. Derrière cette découverte de la technique par l'élève, j'ai pu alors construire une suite plus classique de travail d'attaque et de défense: tsuki chudan à hauteur du plexus solaire défense shuto uke à partir de yoi et en reculant d'une jambe soit une approche de ko kutzu dachi. L'apprentissage du kata Heian shodan qui contient une suite de quatre shuto uke dans sa partie finale a pu être exécuté sans difficulté majeure par l'ensemble des élèves de la séquence. J'ai pu m'en rendre compte à partir de l'observation d'une élève de sept ans, la plus en difficultés du groupe ( Alizée L) souffrant de dyslexie et qui avait beaucoup de difficultés à se mouvoir et se repérer dans l'espace.

Forma a écrit:LE DISCOURS DU DERNIER PARAGRAPHE EST TROP TECHNIQUE ET SORT DU SUJET QUE TU ENGAGES SUR LES COUPS DE PIEDS


Forma a écrit:BILAN : Tu ne te mets pas assez en valeur. Ta progression sur les coups de pied est trop rapide (tu passes d'un jeu de débutants à pratiquement un perfectionnement tactique). C'est effectivement un discours pédagogique MAIS ce n'est pas une mise en situation descriptive de tes actions de terrain.
Je comprends ce que te reproche le jury : Tu fais état de connaissance sur le sujet alors que le jury attends aussi et surtout que tu te décrives en action. Action dont la pertinence et la logique de progresion doit faire apparaître une compétence BEES.





fin de la fiche péda 1

Pour eux ils disent ne pas pouvoir repérer de compétence pédagogique dans ce contenu............... Je rêve ou j'ai parlé de tricot ???? :mrgreen:
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Re: Fiches péda VAE

Messagede forma le Mar 2 Déc 2008 21:45

Shoto28,

Ci-dessus, une interprétation rapide de ton sujet. Comme, je te l'avais fait remarquer par mail, tu a bien inséré les situations péda pour les coups de pieds mais tu ne te décris pas assez en situation (Ta démarche ne s'arrête qu'à l'interprétation du modèle, cad l'induction du geste). Tu ne fais qu'expliquer les situations sans évaluer les réactions des élèves et les conséquences que cela à sur le bien fondé des situations suivantes.
En somme ça ressemble trop à un plan de cours ou tu sautes en plus des étapes en termes de progression.

Le shuto à la fin devient pratiquement hors propos et est trop technique.

J'esère que ca t'aidera
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Re: Fiches péda VAE

Messagede forma le Mer 3 Déc 2008 11:53

Shoto28,

voici un des 2 thèmes pédagogiques que j'ai intégré dans mon dossier de VAE, sachant que j'étais déjà titulaire du tronc commun (par équivalence).
Ca vaut ce que ça vaut. Disons que j'en tenté de ne pas m'éparpiller et de cerner un thème bien précis. (je n'ai pas eu de retour de la part du jury, donc j'estime que c'est OK).
A défaut d'être uniquement descriptif (Je pense que c'est aussi un défaut dans mon texte), j'ai tenté de mettre en évidence une dialectique : C'est à dire, en quoi j'ai progressé au regard de ma conception de l'enseignement suite à mes études en STAPS (l'avant et l'après en somme) : Ce qui vaut donc pour de l'expérience (=VAExpérience)
Pour conclure, J'ai aussi mis en parallèle des connaissances théoriques pour justifier mon approche de terrain (connaissances théoriques de type Tronc commun -> A faire pour ceux qui font une VAE complète. Cad sans tronc commun en poche)

Dossier péda VAE BEES 1, Forma a écrit:VAE - Compétences pédagogiques (Alain Foltzer)

1ère thème : L’échauffement

En 1986, je débute mes études en Sciences et Techniques des Activités Physique et sportive à Clermont-Ferrand 2. Très rapidement, celles-ci s’avèrent être mon premier outil de formation me permettant de mettre à l’épreuve du réel tout un ensemble de connaissances que je vais tester dans le cadre des cours de karaté que je dispense aux adolescents et adultes de mon club depuis 1984, soit 20 personnes (Club Sportif de Bellac karaté do - 87). Je suis âgés de 21 ans.

Exerçant jusqu’à présent mon enseignement selon une logique de reproduction du modèle que vient de me léger mon ancien professeur suite à l’abandon de ses fonctions dans le club, je commence toujours mes cours de 1 heure 30, par un échauffement de quinze minutes, se traduisant par des séquences de courses de 2 à 3 minutes autour du tapis alternées d’étirement des muscles des bras, du tronc, du coup, des poignets puis des jambes, ainsi que d’exercices de renforcements musculaires comme les abdominaux à deux et des pompes en séries jusqu’à ne plus sentir ses bras.

En résumé, je suis un imitateur reproduisant fidèlement un modèle vécu à travers 5 années de pratique régulières.
Inlassablement à chaque cours, cette formule d’échauffement revient comme un rituel sans autre but. Consistant à faire de l’échauffement un élément du cours sans connaissance particulière des implications pédagogiques que cela implique pour le pratiquant : Je le fais de cette manière parce que c’est ainsi que je l’ai appris.

En 1988, j’obtiens mon DEUG STAPS (EN ANNEXE) et continue toujours mes entraînements à hauteur de 2 heures le vendredi soir et 2 fois 1 heures 30 le samedi après midi auprès d’un public toujours constitué d’adolescents et d’adultes que j’ai séparé en 2 groupes le samedi : débutants et avancés.
Mais, les choses ne sont plus les mêmes en terme de conception de l’échauffement et cela grâce à l’apport de mes cours en physiologie de l’effort, anatomie et de biomécanique.

L’échauffement prend une nouvelle dimension car désormais derrière chaque exercice, il y a un objectif.

Il devient en ce qui me concerne un élément du cours devant prendre en compte les caractéristiques de mon public, en mettant en place par exemple des situations favorisant l’adaptation physiologique à l’effort des adultes débutants car souvent les moins entraînés après une longue période d’abstinence sportive et cela sans les épuiser d’entrée en début de cours. Du moins, tel est le cas de la majorité des débutants adultes que s’inscrivent dans mon club.
Pour cela, je mets en place en début de cours, des séquences de courses par intervalle de type 45-15.
C’est à dire que chacun coure autour du tapis ou selon un parcours de cônes afin de varier la situation, durant 45 secondes et marche 15 secondes avant de recommencer à courir 45 secondes et ainsi de suite.
Je me sers de mon chronomètre et siffle les intervalles. Je ne participe pas à l’exercice, ce qui est en soi une nouveauté, j’observe le respect des consignes et reste très vigilent afin de réguler l’intensité de travail parfois exagérée de la part des débutants. Dans certains cas, je leur demande de marcher rapidement surtout si je remarque un cycle ventilatoire trop élevé (Ce qui est le cas des fumeur entre autre).
L’objectif : enchaîner de 5 à 10 intervalles, soit 5 à 10 minutes de course de faible intensité où en tant qu’enseignant, je sais que cette formule va permettre un retour progressif à l’effort tout en leurrant le pratiquant sur la nature de l’exercice.
En effet, les 15 secondes de récupération sont un leurre puisque physiologiquement le rythme cardiaque n’a pas le temps de redescendre, ce qu’à contrario pense le pratiquant.
C’est une formule relativement agréable et facile à réaliser et donc à faire accepter auprès de mes élèves adultes.
Au final, c’est comme si les élèves courraient non stop.

C’est donc sur l’intensité de l’exercice que je contrôle la gestion de l’effort. Je propose à mes élèves des intensités repérées à partir d’une prise du pouls durant les 15 secondes où ils marchent. Je fixe aux débutants adultes, des rythmes de course situant leur activité cardiaque au voisinage de 115-120 pulsations/secondes (60 - 65% de leur rythme cardiaque maximal : 220 - âge = 180 maxi puisque je parle d’adulte âgés en moyenne de quarante ans).
Durant 2 mois, les élèves évaluent leurs progrès consistant à sauter un nombre progressif de pallier de 15 secondes de façon à réaliser complètement l’objectif : Courir 10 minutes sans s’arrêter.
Les bénéfices de cette exercice sont multiples et vise principalement à travers une adaptation physiologique à l’effort, une amélioration de la récupération. Telle est mon intention.

Objectif de cette formule d’échauffement : Permettre aux élèves et d’autant plus les adultes âgés de quarante ans, d’être en mesure de subir des « charges » d’entraînement d’intensités progressivement plus élevées et dans un premier temps « être capable de suivre entièrement un cours d’une heures 15 minutes (les 15 à 20 minutes d’échauffement en plus).
C’est à dire, réaliser un cours dans les meilleurs conditions de sécurité, d’hygiène et de sensation personnelle en terme d’investissement et de motivation.. Le tout visant à favoriser les apprentissages, c'est à dire à faire de mes élèves des personnes plus réceptives à mes consignes parce qu'ayant récupéré plus rapidement de l'exercice précédent.

Des exemples comme celui-ci jalonnent désormais la méthodologie de mes échauffements. Grâce aux connaissances acquises en biomécanique et anatomie entre autre, je ne fais plus faire des abdominaux les jambes tenues par un partenaire. Les Psoas, muscles s'insérant sur les vertèbres lombaires et sur le fémur, permettent une flexion de la jambe, mais, si les jambes sont fixes, ils tirent en avant les vertèbres lombaires et en accentuent la cambrure et cela d’autant plus si les jambes sont tendues. Ce qui dans le cas des adolescents, n’est pas conseillé en raison de la croissance musculaire en cours qui n’a pas consolidé l’architecture squelettique liée à la croissance osseuse préalable. Les déformations structurelles du squelette sont sensibles aux mauvaises positions.
De même que la notion de pompes, n’est plus vraiment à l’ordre du jour dans l’échauffement du fait du caractère épuisant que cela peut générer en début de cours chez les débutants essentiellement.
Cependant, les pompes reste un excellent outil de renforcement musculaire que je propose à mes élèves en fin de cours afin de performer l’action du triceps, muscle agoniste de l’extension du coude, favorisant techniquement, l’action de percussion des membres supérieurs. Situation que je mets particulièrement en place le vendredi soir du fait que la récupération musculaire est optimale durant le sommeil.
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Re: Fiches péda VAE

Messagede shoto28 le Mer 3 Déc 2008 13:52

:oops: Première réécriture avec conseils forma du 2 décembre 2008

Dès le début d'un de mes cours, je demande à mes élèves enfants( publics de 6 à 8 ans débutants première année mais souvent issus de mes cours baby karaté 4 et 5 ans)) de venir s'asseoir devant moi en tailleur et je leur demande de bien m'écouter sans me quitter des yeux. Moi debout eux assis, cela me permet de les voir tous. Je ne leur donne que deux consignes simples utilisées dans tous les dojos car je sais que leur attention est limitée: Si je dis «  Hajime, on commence l'exercice que je demande, si je dis autre chose ou même commencez on ne le fait pas. Si je dis Yame quoi que l'on fasse on s'arrête immédiatement. Je met ceci en pratique avec divers jeu sur le mode de « Jacques-à- dit:... » Courses sur deux pieds - course à cloche-pied avec changement de pied autorisés en cours de parcours : aller toucher le mur retour ligne départ avec fausses indications de départ ( partez à la place de Hajime) ( Stop, arrêtez vous à la place de Yame) - j'en aménage le suspens avec des pré-indications ... Un, deux, trois: la bonne indication ou une ineptie destinée à faire faire un faux départ soit un jeu destiné à l'échauffement en objectif secondaire avec pour objectif principal l'amélioration de l'attention et l'apprentissage d'une règle commune à tous qui va permettre de vivre les 60 minutes de cours suivantes. Ceci prend les 15 premières minutes du cours en plus du salut traditionnel de début de cours ( deux minutes) . J'ai remarqué que l'élève apprenant enfant faisait plus d'acquisition quand il était mis dans une situation d'opposition ludique ou quand il avait un objet à sa disposition ( bouteille plastique à percuter) qu'à répéter des gestes vides de signification dans le vide et en dehors d'une situation d'opposition. Cette constatation vaut également pour le public adulte débutant sauf que j'adapte alors les jeux et le matériel utilisé à l'âge des pratiquants. Les premières techniques que j'enseigne à ce public sont des techniques de membres inférieurs, les coups de pieds. Pour cela, il y a d'abord un échauffement spécifique ludique d'une dizaine de minutes. Je désigne deux chefs d'équipe qui choisissent leurs co-équipiers un par un chacun leur tour de façon à équilibrer les équipes et éviter d'avoir tous les costauds d'un côté et les perdants désignés d'avance de l'autre. Avantage de la procédure de constitution des équipes: connaître et reconnaître ses partenaires de dojo – prénoms – identification visuelle. Je fais matérialiser des cages de buts avec des cônes à trous et une ligne de division du « terrain ». Et l'on fait tout simplement une partie de foot avec un ballon en mousse. Les règles sont simples et indiquées avant le début du jeu Les deux camps assis, je me replace pour les avoir tous dans le champs de vision: règle un – bien identifier ses partenaires repérables à leurs ceintures bleues ou rouges ( ne pas jouer contre son camp)– règle deux ne pas prendre le ballon des pieds des moins agiles et des plus fragiles pour les laisser avoir un contact avec le ballon, règle trois mettre le ballon dans les buts constitués par des jalons. Ce jeu est un jeu de percussion avec le pied sur un objet en mouvement tout à fait en rapport avec le contenu du cours: techniques de percussion avec les membres inférieurs. C'est un jeu très connu que tous les enfants pratiquent seuls ou en groupe et qui est très médiatisé. Il est un pré-requis ludique à l'enseignement de mae geri, coup de pied droit niveau moyen façon football. Je n'insiste sur aucun critère technique précis , je ne donne comme unique consigne de l'exercice que : «  frapper la bouteille avec le dessus du pied ». La bouteille est tenue à plat horizontalement par un camarade qui se tient en face de lui.. La consigne de sécurité étant « toucher la bouteille sans toucher le camarade. » Les élèves travaillent en autonomie, je ne fais que contrôler ce qu'ils font et les re - cadrent s'ils sortent de l'exercice. Ce premier exercice leur permet de prendre un repère visuel ( la bouteille) de réfléchir à la façon de l'atteindre, de maitriser un déséquilibre ( prendre appui sur une seule jambe n'est pas évident) et de réaliser avec succès la consigne donnée dans un temps qui est le temps de l'élève et non celui du prof.


Ainsi donc il n'y a pas d'anticipation affective qui perturbe les capacités intrinsèques de l'élève dans la réalisation des consignes données comme c'est le cas lorsque c'est le prof qui donne le départ de la réalisation de l'action demandée . Cet exercice prend une dizaine de minutes à la quinzaine de pratiquants en action compte tenu de l'interchangeabilité des binômes constitués au départ de l'exercice. ( le prof peut faire le 16eme pour que chacun travaille ) Puis, quand les élèves se sont bien familiarisés avec la situation, quand je constate qu'il y a moins de plaisir à l'exercice parce qu'ils le maitrisent bien, ( perte d'intérêt) c'est à dire qu'ils se placent à la bonne distance entre position de frappe et objet à percuter, qu'ils ne percutent plus les mains ou les avants bras ( protégés par des manchons) de leurs camarades, et que l'objet de percussion quitte bien les mains du camarades parce que la percussion est efficace( la bouteille parcourt une distance suffisante et ne fait pas simplement que s'échapper des mains du camarades pour tomber à ses pieds ou à cinquante centimètres de lui ). Je change d'exercice pour passer d'une situation de percussion à partir d'une situation fixe ou l'exécutant se replace à la même place à une situation intermédiaire: je leur demande de faire le même exercice sauf que entre chaque frappe de la bouteille, le porteur de bouteille tourne d'un quart de tour sur lui-même et attend dans sa nouvelle position celui dont la tâche est de percuter la bouteille, ce qui oblige l'exécutant à réévaluer la distance qui le sépare de l'objet à percuter et reprendre tous ses repères, dont une situation de maitrise des déséquilibres et de prise d'appui au sol. Cet exercice prend également une dizaine de minutes les critères de réussite étant similaires à celui-ci, tout comme les conditions d'exécution. Dernier exercice de la séquence et qui prend également une dizaine de minutes et incluant un paramètre désorganisateur,( l'évaluation de la hauteur de frappe en fonction des différences de taille des pratiquants) je distribue une bouteille à chacun des quatorze pratiquants et les fait placer en quinconce sur deux rangs qui se font face sans tenir compte volontairement d'un alignement du plus petit au plus grand, le quinzième devant percuter la bouteille dans les mêmes conditions des deux exercices précédents, sauf qu'il doit se déplacer latéralement et se retourner à chaque fois entre chaque frappe tout en ajustant sa hauteur de frappe du fait de la différence de taille de chaque porteur de bouteille. Enfin je termine par un jeu concours de deux minutes: une rangée de bouteilles placée debout au sol, deux équipes jouant en relais, la consigne étant d'envoyer la bouteille le plus loin possible, mais au delà d'un marquage matérialisé par une corde de montagne de couleur simplement disposée au sol. Pour le retour au calme et je dépasse souvent le temps de 60 minutes que je me suis imparti: deux minutes d'étirements puis le salut traditionnel assis à la japonaise mais très court: 40 secondes à 1 minute, y compris le placement sur une ligne ( pas évident pour les tout petits).


Ceci étant peut plus près des désirs du jury ?
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Re: Fiches péda VAE

Messagede forma le Mer 3 Déc 2008 21:52

Voici un exemple d'intro que j'utiliserais, à partir de ton texte :

L'un de mes premiers objectifs chez les enfants débutants en tant qu'enseignant de karaté au sein du club....... depuis......est de fixer un cadre de fonctionnement.
C'est la raison pour laquelle dès le début, je demande à tous les enfants ayant intégrés la section 6 à 8 ans en ce début de saison dans le club, de prendre l'habitude de se taire lorsque je les appelle, de venir s'asseoir devant moi en tailleur et de ne pas me quitter des yeux pendant que je m'adresse au groupe, de façon à évaluer toute leur attention afin d'être assuré d'au moins une chose : être entendu.
Cependant, et en raison du caractère hétérogène de la section, puisque celle-ci compte des enfants débutants et aussi d'autres, issus de mes cours baby karaté 4 et 5 ans, ce premier constat "être entendu" s'avère ne pas être une chose acquise, mais nécessite aussi un 2ème pré requis avant la mise en place d'un quelconque apprentissage : "être compris". Ce que je vais traduire dans un 1er temps, auprès des enfants par "respecter mes consignes".

C'est la raison pour laquelle, je décide d'entamer mon approche pédagogique selon 2 axes :
1- Mettre le plus rapidement possible mes élèves en activités au travers de situation ludique parce que plus motivantes pour des enfants, dans le sens où ils recherchent naturellement ce qui leur procure du plaisir.
2- Utiliser ces jeux pour mettre en place le cadre de fonctionnement évoqué ci-dessus. Assurant de surcroît un environnement sécurisé puisque je vais faire évoluer les enfants sur la base de opposition à thème : Choix didactique de ma part que je vais justifier.
etc...



Essaies d'utiliser un discours de type : mettre en évidence une problématique puis désigner un objectif pour la résoudre pour enfin mettre en place une démarche adaptée.

Il faut que tes réflexion démontrent une compétence de niveau BEES1 et pas DIF. Ces compétences doivent par exemple, s'exprimer au travers ta capacité à lier une logique théorique à une pratique de terrain (sinon à quoi pourrait bien servir le Tronc commun).

PS : Enlève le foot en salle et change de jeu. Mets un jeu d'opposition mais pas un foot pour justifier l'acquisition d'un pré requis sur les techniques de pieds. Puisque comme tu le dis toi même, au final, ce n'est plus un pré requis puisqu'ils l'ont tous, du fait que tous les enfants jouent plus ou moins naturellement au foot. Le dojo n'est donc pas le lieu où l'on acquiert ce pré requis (mais la cours de récré par exemple).

J'espère que ça va t'aider. Je te propose de ne pas retaper tout de suite tout ton texte mais seulement le prochain paragraphe, afin de construire progressivement ton sujet.

Cordialement
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Re: Fiches péda VAE

Messagede shoto28 le Lun 8 Déc 2008 20:16

:roll: Six jours sans téléphone à cause d'un cable que le technicien sous traitant de France télécom considère comme défectueux. Bon ça fonctionne je vais m'y remettre le plus tôt possible. cordialement
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