(Extrait des programmes EPS pour le Lycée
en introduction à l'activité Judo : Socle commun)
Les activités physiques de combat contribuent
à développer chez l’élève
les notions d’autonomie, de prise de décision et
de gestion de l’adversité. Elles permettent l’acquisition
de techniques particulières et renforcent le sentiment
de confiance en soi. La maîtrise
des facteurs émotionnels améliore la connaissance
de soi et des autres par la connaissance des formes de lutte
(judo, lutte gréco-romaine, luttes folkloriques, etc.)
ou des formes de boxe (boxe française, boxe anglaise,
karaté do, taekwan do, etc.).
Dans l’apprentissage de ces activités,
la valorisation de l’éthique donne au respect des
lieux et des personnes une position centrale qui s’oppose
aux comportements agressifs et à la violence.
L’expérience vécue de la
confrontation physique permet à l’élève
d’exprimer sa volonté de vaincre dans le cadre
de règles et de codes communs qui garantissent l’équité
et la sécurité de chacun ; ces pratiques associent
l’affirmation de soi et le respect mutuel.
Leur spécificité réside
dans les situations d’opposition
qu’elles organisent et dans les ressources
affectives, cognitives et relationnelles qu’elles sollicitent.
En fonction des contextes, des intentions et
du projet de l’élève, l’enseignant
peut envisager l’apprentissage du judo ou d’autres
activités de combat selon des modalités distinctes
en privilégiant, selon son choix :
Plus qu’une pratique individuelle, le
judo, comme tout sport de combat, est avant tout une pratique
de groupe qui, sous le prétexte de l’affrontement,
attache une attention particulière aux comportements
sociaux. En veillant à la variété des partenaires
et des adversaires, l’enseignant permet à l’élève
de faire l’apprentissage des différences individuelles.
Se dépasser pour combattre quelqu’un
de plus fort que soi, se maîtriser face au plus faible,
donnent à chacun les moyens d’une expérience
vécue de la tolérance et du respect de l’autre.
L’histoire et la culture propres aux activités
de combat montrent l’interdépendance de ces modalités
de pratique.
Par conséquent, et bien que l’évolution
sportive renforce la différence des tendances, il importe
que celles-ci soient considérées de manière
complémentaire et non exclusive, en particulier durant
les cycles d’initiation et de perfectionnement qui sont
proposés au collège puis au lycée.
* Exemple d'une interprétation didactique
du Karaté au Lycée, réalisée par
O. Brignon, Professeur EPS - SIUAPS Toulouse.