Préambule :
Cette série d'exercices prend naissance d'un
constat de terrain : Si on demande à n'importe
quel d'élève, débutant ou avancé
de frapper sur place, le plus fort possible à
coup de coude dans une cible (ce que tout le monde peut
faire), on observe les mêmes réponses :
le travail des hanches précède
celui du bras - La rotation préalable des hanches
joue le rôle de prise d'élan. Cette
fonction a pour objectif d'accélérer
le coude jusqu'à l'impact.
Par la prise
d'élan créée au niveau de la rotation
des hanches (Pivot des hanches), le coude devient un
"projectile".
Si ceci est une "La palissade"
dans le domaine du karaté, mon objectif est de
mettre en évidence ce constat auprès des
élèves afin de leur faire vivre une expérience
qui agira en qualité de référence
à tout un travail de fond sur les principes d'action
des techniques de percussion et de blocage.
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Biomécanique :
Bien qu'aucune étude scientifique n'ait encore
calculé le rendement biomécanique des
hanches en karaté en terme de gain de puissance.
Il est possible d'extrapoler certains aspects de ce
rendement sur le plan de l'accélération
par exemple. une étude que vous pouvez retrouver
dans la rubrique " Science et Arts Martiaux", nous donne par exemple,
quelques repères sur la vitesse théorique
et la quantité d'accélération d'un
coup de poing partant en Hikité.

La courbe ci-dessus, démontre que
la vitesse maximale moyenne d'une technique de poing
dans le vide (à 0.6 fois la longueur du bras
avant décélération) est de seulement
22 Km/h. Chiffre qui au premier abord apparaît
très faible comparativement à l'idée
de puissance que nous nous faisons (La puissance étant
le produit : Force*Vitesse). Cependant, ce qui est important
de retenir, c'est l'accélération subit
par le poing : Celui-ci passe de 0 km/h à 22km/h
sur une distance très courte estimée à
30 cm environ (0.6 X la longueur d'un bras). En d'autres
termes, si le poing continuait de subir d'une façon
linéaire cette accélération, il
dépasserait les 6500 km/h au bout de 100 m (Plus
véloce qu'un missile).
La durée et la quantité
d'accélération sont donc des facteurs
déterminant de la puissance puisqu'ils permettent
d'augmenter la vitesse des techniques. Ce à quoi
participe le travail des hanches dans le sens où
techniquement ce sont des pivots : Il augmente le trajet
des techniques et donc le temps pendant lequel on peut
accélérer une technique..
Sur le plan pédagogique, il devient
intéressant d'exploiter cette notion de pivots
afin de les COORDONER (de les LIER) progressivement
avec les techniques de percussions et de blocage.
1- Accélérer
ses techniques
Accélérer sur un quart
de tour
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Consigne
: A partir d'une position de type moto dachi ou
zenkutsu dachi par exemple, Tori exécute
un pivot simple d'un quart de tour sur place
(pas de prise préalable d'appuis) et va
percuter le bouclier sous différentes formes
techniques :
- Gédan baraï
- Uchi Uke
- Tetsui
- Uki otoshi
- Shuto Uchi...
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1/4 de tour Gédan Baraï |
ou 1/4 de tour Uchi Uke, etc... |
2- accélérer
longtemps
Accélérer sur un demi tour
Le but est donc de vérifier si la percussion
est plus forte à partir d'un demi tour. La demi
tour augmentant le chenin moteur de la technique et
par voie de conséquence, le temps d'accélération.
Parallélement à ce travail, agit celui de la
recherche de stabilité et de la respiration : celle-ci
permet d'augmenter la rigidité de la poutre abdominale
et donc de transmettre les effets de la rotation des hanches
vers le train supérieur (les bras) en partant du principe
que les appuis au sol sont stables - Pas de dispersion vers
le sol mais bien vers le haut du corps, d'où la prise
d'appuis préalable avant le pivot (figure 2).