Décrites par LeBouch in "Vers une science du comportement
humain".
1- La phase Exploratoire
Capitale pour la compréhesion de la situation,
elle correspond à l'approche globale et au tâtonnement
expérimental (essais/erreur). Le tâtonnement
compte plus que le résultat - c'est le tâtonnement
lui même qui est éducatif ----> il est un
expérience motrice (selon Azemar) - Remarque
didactique : C'est une phase essentielle
que l'on a tendance à excamoter au profit de la reproduction
d'un modèle, d'une norme (surtout en karaté)
- voir article sur les
limites éducatives de la méthode
traditionnelle.
2- La phase de dissociation
Après les essais et les erreurs,
le pratiquant cherche l'information
- Représentation mentale
- Compréhension
- Intériorisation
Remarque didactique : L'enseignant
peut alors expliquer.
3- La phase de stabilisation
C'est la phase d'automatisation de
l'acte moteur. Les automatismes dans ce type d'apprentissage
sont
libérés
et plastiques (cad adaptables) ----> la vigilance corticale
(sur le plan cérébral) est toujours en mesure
de permettre le remaniement des détails propre à
l'acte moteur enseigné ceci dans la mesure où
les moyens d'acquisition ont fait appell à la représentation
mentale et l'intériorisation de cet acte moteur :
Il y a création d'automatisme ouvert.
Didactique : Au delà
de l'automatisme se trouve le stéréotype - cad
une structure tellement rigide que toute correction devient
impossible. En d'autres termes si l'élève est
embrigadé dans une structure d'entraînement trop
rigide, où les gestes sont le reflet de modèle
répondant à des normes d'excution strites (C'est
comme fait le maître et pas autrement), vous avez plutôt
intérêt en tant qu'enseignant à ce que
l'élève ne stabilise pas l'apprentissage d'erreurs
sous peine de ne plus pouvoir les corriger par la suite. Ceci
pose toute la problèmatique de l'enseignement des arts
martiaux au regard du concept de technique évoqué
plus haut. La course au grade, ou l'augmentation du niveau
d'exigence des compétitions kata sont des facteurs
de risque et d'echec. En excamotant la phase exploratoire
qui permet au sujet par la suite d'aller progressivement vers
celle de dissociassion, l'élève n'a pas la possiblité
de faire reférence à son expérience propre
(tâtonnement) - il ne s'approprie pas les objets d'enseignement,
ils lui sont imposés, au même titre que
les erreurs qu'il commet. A défaut de penser
que pour qu'un cours soit un bon cours il faut des élèves
sérieux, silencieux simulant une hyper concentration,
on en oublie que pour apprendre, une séance
bruillante (mais pas anarchique) est parfois plus optimale
en terme d'acquisition
des apprentissages (je ne parle pas de perfectionnement
- il faut d'abord acquérir avant de perfectionner)