Laborie : "Le cerveau ne sert pas à penser mais à agir"
"L'action consiste en une procédure
de choix puis de gestion des moyens à mettre en oeuvre
pour atteindre un but fixé."
- L'action est dirigée vers l'environnement
en vue de le modifier
- Elle est finalisée (but à atteindre
conscient ou pas)
- Elle apparaït toujours comme la production de nouveaux
états
- Elle vise à dissoudre l'incertitude
(dissonance cognitive, voir l'article)
- L'action ne se mérite que lorsqu'il y a pluralité des
choix (aspect tactique du combat par exemple)
- Elle s'appuie sur les capacités décisionnelles
- elle valorise une logique de mise en oeuvre ----> activité
procédurale
Une procédure est l'ensemble des opérations succéssivement
effectuées par le sujet pour atteindre le but fixé :
elle alimente l'action.
Les pouvoirs d'actions sont différentes en fonction de
l'âge des sujets (Voir articles sur les stades piagétiens)
L'action n'est en aucun cas réductible au nouvement et
corrélativement le mouvement n'est pas assimilable à
l'action. Un mouvement qui épuise ses propres effets n'est
pas une action qui elle fait appel à l'activité
décisionnelle du sujet : Faire Gédan Baraï dans
le vide n'est pas une action.
Didactique :
Il ne s'agit pas de bouger pour s'agiter mais bien d'agir.
L'apprentissage
technique ne doit pas s'appuyer sur le simple principe de reproduction
du geste pour acquérir seulement un geste sans effet. Le
KIHON (répétition du geste dans le vide) n'est donc
pas un outil d'apprentissage du combat mais seulement de stabilisation
de la motricité relatives aux techniques. L'enseignant
ne créera pas par l'apprentissage du geste technique simplement
acquis par répétition et sortis de son contexte
d'action, une technique efficace au sens propre du terme. La technique
doit être éprouvée dès les premières
situations d'apprentissage - le karaté jutsu agit aussi
en ce sens dans le champ des représentations du sujet (motivation
et diversité des contexte d'enseignement - karaté
féminin).